L'âme des mots.
"Le bonheur n'est pas un gros diamant,
c'est une mosaïque de petites pierres harmonieusement rangées."
Le malheur n'est qu'un amas de chaos, un amoncellement qui n'a comme fin qu'une incohérence échappant à notre logique ; il rejoint tout naturellement le compartiment de nos incompréhensions, puisque étant hors de portée de la main de nos pensées.
Aux antipodes, le bonheur se distingue par sa prestance, ces contours formés d'une telle façon qu'ils nous échappent. Heureuse finalité, ce n'est pas un Tout formé d'un seul bloc, comme l'on dit : "chacun ajoute sa pierre à l'édifice". Cela requiert du temps, de la consécration et un entourage volontaire.
Cette beauté sur le terme est une raison à chacune de nos respirations, à chaque souffle qu'on porte sur le brasier de nos complaintes, tel une douce brise caressant nos sens.
"Le bonheur humain est composé de tant de pièces
qu'il en manque toujours."
Quitte à parcourir chaque seconde de sa vie dans le but ultime d'atteindre la perfection dans son bonheur. Mais l'homme est imparfait, tout ce qui l'entoure aussi. Ce n'est qu'un notion abstraite qui se négocie à l'intérieur de son propre esprit ; simple arrangement entre la demande et le besoin.
Ceci dit, il y a toujours un besoin presque inévitable de confondre ces attentes à celles du conformisme ; une pensée seule n'a comme retour qu'une incompréhensible solitaire.
Cependant, il est une telle joie de composer son bouquet du bonheur dans l'ordre qu'on entend, de choisir avec soin les fleurs qui la composeront.
Cette absence de perfection doit être assimilée pour éviter tout trouble.
La composition peut aussi être unique et le destinataire devra faire preuve de toute sa clairvoyance pour constater la magnificence, la vénusté, du présent offert."Si l'on bâtissait la maison du bonheur,
la plus grande pièce serait la salle d'attente."
La plupart du temps ; c'est un sentiment imperceptible, nous ressentons essentiellement ces fluctuations. Entre ces périodes, il y a une période de stabilité, d'attente. L'inanité de cette dernière s'explique par l'irrationalité, l'extravagance, de l'homme. Nos vies rencontrent de nombreuses embûches, le danger est de se cloisonner à double tour dans une pièce. Contre cela, il ne faut pas dénigrer l'existence d'une ou plusieurs autres pièces qui alimentent nos c½urs et nos âmes.
Ces pièces chaleureuses sont à vivre à leur juste valeur, si ce n'est plus, pour pouvoir faire face aux échos de nos respirations se répercutant dans le temps et l'espace de notre lieu clos.
"Pour justifier la vie,
il suffit de quelques instants radieux d'un éclair de bonheur."
Métro, boulot, dodo. L'uniformité n'est pas un mal en soi mais son application à des fins collectifs et anti-personnelles mène à un abêtissement, à une absence de l'âme. Elle est esseulée, entravée par des agissements qui l'empêche de s'exprimer, de s'épanouir.
Face à ces ténèbres, sa pénombre est facilement constatable.
D'où sa reviviscence lors d'un passage d'un bonheur que nous n'avons qu'à saisir, qu'à cueillir. Cette métempsycose, ce corps inanimé qui recueille une âme nouvelle, peuple chacun de nos battements dans la poitrine, nous fait ressentir et voir ce qui ne l'était pas jusqu'alors du fait de la cécité dû à un épais brouillard. Cette palingénésie, renaissance, est une seconde chance qui nous revient lorsque nous disposons ne serait ce qu'un soupçon de volonté, un regain de nos vies entraîné par le bonheur d'une rencontre ou d'une âme connue auxquelles on s'associe, se resserre étroitement.
Le ciel est clair, parsemée d'une pléiade d'étoiles à la portée de tous ; il ne suffit que de [re]lever la tête et d'apercevoir la lumière du bonheur."Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie."