"L'amour commence par l'éblouissement d'une âme qui n'attendait rien et se clôt sur la déception d'un moi qui exige tout." [ Thibon ]

"L'amour commence par l'éblouissement d'une âme qui n'attendait rien et se clôt sur la déception d'un moi qui exige tout."   [ Thibon ]

# Posté le samedi 02 janvier 2010 15:08

Modifié le dimanche 03 janvier 2010 03:58

Le rangement n'amène pas forcément que de l'ordre. Les souvenirs restent, l'odeur de vanille et la blessure aussi.


30 / 06 / 2007, un départ dont le retour ne fut jamais d'actualité.


Le rangement n'amène pas forcément que de l'ordre. Les souvenirs restent, l'odeur de vanille et la blessure aussi.

# Posté le samedi 12 décembre 2009 11:27

Modifié le dimanche 13 décembre 2009 09:57

Passe de l'exaltation au néant, de vie à trépas. Il existe des blessures dont les plaies restent ouvertes au monde extérieur jusqu'à la décomposition de leur propriétaire. Des scarifications de l'âme, celle-ci changée de manière radicale, irrévocable, tel un maléfice que l'on aurait provoqué, par rêve, et non subit en tant que victime. Toute chirurgie répétitivement accordée donne un simulacre récurrent, éphémère. Elle est tout de même nécessaire, l'exposition n'est pas agréable au regard, ni au touché. Elle est futile lorsqu'on s'approche de près, elle révulse comme si ces plaies d'humanité laissent échappées une odeur nauséabonde, pestilentielle ou donnent une vision indécente à la rétine frappée de cécité, sacrifiée à l'autel de la conformité. A ceux qui me sont proches depuis plus d'une décennie, on s'amuse à me comparer à « l'homme de Cro-Magnon », à l'Hermite vivant dans sa grotte. Soit passéiste et hermétique. Cela n'a comme résultat que le replis aux commissures de mes lèvres. Lors d'une soirée glaciale passée sur une plage auprès d'amis chers, on s'entêta à parler d'amour et ce dernier fut étroitement lié aux désirs, comme si il ne se résuma qu'à cela. La stupeur se suivit à mon silence devant tant de divagations, d'égarements, d'absences profondes de sentiments. Cela a le mérite d'être honnête, quoique incongrûment défendu. C'est dit et c'est vu : l'amour est pour la majorité des êtres humains que l'expression de sa libido, comme l'a si bien écrit Beigbeder : « Le but de toute cette stratégie est évidemment d'obtenir une distance négative due à la pénétration d'un corps étranger à l'intérieur de cette personne (à environ moins 12 centimètres en moyenne nationale). ». Evidemment. Toute croyance, espérance, contraire n'est dûe qu'à une grande candeur ; homme cloisonné aimant à penser que les sentiments et le respect étaient primordiaux. Quelle niaiserie pathétique ! J'ai aimé une « Mante religieuse », une « veuve noire » comme si l'unicité de nos êtres était indissociable, à jamais remise en question. Son absence n'était qu'une nuit ténébreuse, son sourire ; un soleil étincelant. Je m'abstenais à croire à tant de chance, de bonheur mais pas à ma maladresse devant tant de perfections. Que nenni, le temps parle pour lui-même : ces dires sont tels la rosée du matin, ces actes aussi existants que l'eau potable en afrique. Ces derniers amenant tant de rafraîchissements ! Mais ponctuels. Insuffisants pour contrecarrer la soif vitale. Si peu que la pluie arrive qu'entre deux soleils, deux sourires. Oui, je croyais ingénument que son sourire était le « nôtre » puisque si parfaits. Mais non, elle l'a partagé à chaque embrassade, dégraffage, soupir. C'est un sourire qui naquit devant chaque nourritures pouvant rassasiées ces désirs. Et ce n'est qu'une pauvre victime de ses propres actes, de sa faim et de ses ambitions. Une victime consciente mais qui se laisse masturbée, mâchouillée, sans une once de pensée à celui qui l'aimait comme elle ne le sera plus jamais, qui l'aimait comme elle ne le méritait pas. Qu'importe, je célèbre funestement ces deux ans où la rédemption ne parut jamais être à son tableau de bord. Seul peut être le jouissement était le seul présent prêt à être accepté. Chaque jour est une absence, sa présence semestrielle n'est qu'un « entre deux ». Dire qu'une telle personne va à de telles fins ; elle était mon aimée, ma supérieure, ma réduction existentielle. A ce « Tout », elle « tut » ; ne laissant qu'un « o » représentatif d'un cycle absurde emplit d'un blanc immaculeusement vide. Je porte mes plaies non en tant que brassard de la victimisation mais en tant que responsable, portant vos relents infectant des chères qui furent jadis blanches et douces. La beauté d'un sourire et des paroles n'a comme éclat que la magnifiscience de leur sincérité. J'ai adressé une promesse, je la tiendrais jusqu'en début de l'année prochaine comme il en était question. Mais je ne me fais guère d'illusion ; il n'adviendra que le râle de l'écho d'un passé heureux. Non sa voix angélique, dont le tintillement à mes oreilles s'amenuis, et ce regard, dont le scintillement est dirigé vers d'autres fins, faims.

Passe de l'exaltation au néant, de vie à trépas.  Il existe des blessures dont les plaies restent ouvertes au monde extérieur jusqu'à la décomposition de leur propriétaire. Des scarifications de l’âme, celle-ci changée de manière radicale, irrévocable, tel un maléfice que l’on aurait provoqué, par rêve, et non subit en tant que victime. Toute chirurgie répétitivement accordée donne un simulacre récurrent, éphémère. Elle est tout de même nécessaire, l’exposition n’est pas agréable au regard, ni au touché. Elle est futile lorsqu’on s’approche de près, elle révulse comme si ces plaies d’humanité laissent échappées une odeur nauséabonde, pestilentielle ou donnent une vision indécente à la rétine frappée de cécité, sacrifiée à l’autel de la conformité. A ceux qui me sont proches depuis plus d’une décennie, on s’amuse à me comparer à « l’homme de Cro-Magnon », à l’Hermite vivant dans sa grotte. Soit passéiste et hermétique. Cela n’a comme résultat que le replis aux commissures de mes lèvres. Lors d’une soirée glaciale passée sur une plage auprès d’amis chers, on s’entêta à parler d’amour et ce dernier fut étroitement lié aux désirs, comme si il ne se résuma qu’à cela. La stupeur se suivit à mon silence devant tant de divagations, d’égarements, d’absences profondes de sentiments. Cela a le mérite d’être honnête, quoique incongrûment défendu. C’est dit et c’est vu : l’amour est pour la majorité des êtres humains que l’expression de sa libido, comme l’a si bien écrit Beigbeder : « Le but de toute cette stratégie est évidemment d’obtenir une distance négative due à la pénétration d’un corps étranger à l’intérieur de cette personne (à environ moins 12 centimètres en moyenne nationale). ». Evidemment. Toute croyance, espérance, contraire n’est dûe qu’à une grande candeur ; homme cloisonné aimant à penser que les sentiments et le respect étaient primordiaux. Quelle niaiserie pathétique !  J’ai aimé une « Mante religieuse », une « veuve noire » comme si l’unicité de nos êtres était indissociable, à jamais remise en question. Son absence n’était qu’une nuit ténébreuse, son sourire ; un soleil étincelant. Je m’abstenais à croire à tant de chance, de bonheur mais pas à ma maladresse devant tant de perfections. Que nenni, le temps parle pour lui-même : ces dires sont tels la rosée du matin, ces actes aussi existants que l’eau potable en afrique. Ces derniers amenant tant de rafraîchissements ! Mais ponctuels. Insuffisants pour contrecarrer la soif vitale. Si peu que la pluie arrive qu’entre deux soleils, deux sourires. Oui, je croyais ingénument que son sourire était le « nôtre » puisque si parfaits. Mais non, elle l’a partagé à chaque embrassade, dégraffage, soupir. C’est un sourire qui naquit devant chaque nourritures pouvant rassasiées ces désirs. Et ce n’est qu’une pauvre victime de ses propres actes, de sa faim et de ses ambitions. Une victime consciente mais qui se laisse masturbée, mâchouillée, sans une once de pensée à celui qui l’aimait comme elle ne le sera plus jamais, qui l’aimait comme elle ne le méritait pas. Qu’importe, je célèbre funestement ces deux ans où la rédemption ne parut jamais être à son tableau de bord. Seul peut être le jouissement était le seul présent prêt à être accepté. Chaque jour est une absence, sa présence semestrielle n’est qu’un « entre deux ». Dire qu’une telle personne va à de telles fins ; elle était mon aimée, ma supérieure, ma réduction existentielle. A ce « Tout », elle « tut » ; ne laissant qu’un « o » représentatif d’un cycle absurde emplit d’un blanc immaculeusement vide. Je porte mes plaies non en tant que brassard de la victimisation mais en tant que responsable, portant vos relents infectant des chères qui furent jadis blanches et douces. La beauté d'un sourire et des paroles n'a comme éclat que la magnifiscience de leur sincérité. J’ai adressé une promesse, je la tiendrais jusqu’en début de l’année prochaine comme il en était question. Mais je ne me fais guère d’illusion ;  il n’adviendra que le râle de l’écho d’un passé heureux. Non sa voix angélique, dont le tintillement à mes oreilles s’amenuis, et ce regard, dont le scintillement est dirigé vers d’autres fins, faims.
27 / 10 / 2007 ;
Funeste célébration de la fête des saints et des morts




"Notre existence est l'addition de journées qui s'appellent toutes aujourd'hui...
Une seule journée s'appelle demain :
celle que nous ne connaîtrons pas."



"Le temps mûrit toute choses ;
par le temps toutes choses viennent en évidence ;
le temps est père de la vérité."



# Posté le lundi 02 novembre 2009 02:22

Modifié le lundi 02 novembre 2009 14:48

Twelfth Night, or What You Will

Twelfth Night, or What You Will
L'âme des mots.


"Le bonheur n'est pas un gros diamant,
c'est une
mosaïque de petites pierres harmonieusement rangées."


Le malheur n'est qu'un amas de chaos, un amoncellement qui n'a comme fin qu'une incohérence échappant à notre logique ; il rejoint tout naturellement le compartiment de nos incompréhensions, puisque étant hors de portée de la main de nos pensées.

Aux antipodes, le
bonheur se distingue par sa prestance, ces contours formés d'une telle façon qu'ils nous échappent. Heureuse finalité, ce n'est pas un Tout formé d'un seul bloc, comme l'on dit : "chacun ajoute sa pierre à l'édifice". Cela requiert du temps, de la consécration et un entourage volontaire.
Cette bea
uté sur le terme est une raison à chacune de nos respirations, à chaque souffle qu'on porte sur le brasier de nos complaintes, tel une douce brise caressant nos sens.



"Le bonheur humain est composé de tant de pièces
qu'il e
n manque toujours."


Quitte à parcourir chaque seconde de sa vie dans le but ultime d'atteindre la perfection dans son bonheur. Mais l'homme est imparfait, tout ce qui l'entoure aussi. Ce n'est qu'un notion abstraite qui se négocie à l'intérieur de son propre esprit ; simple arrangement entre la demande et le besoin.
Ceci dit, il y
a toujours un besoin presque inévitable de confondre ces attentes à celles du conformisme ; une pensée seule n'a comme retour qu'une incompréhensible solitaire.
Cependant, il est une telle joie d
e composer son bouquet du bonheur dans l'ordre qu'on entend, de choisir avec soin les fleurs qui la composeront.
Cet
te absence de perfection doit être assimilée pour éviter tout trouble.
La com
position peut aussi être unique et le destinataire devra faire preuve de toute sa clairvoyance pour constater la magnificence, la vénusté, du présent offert.



"Si l'on bâtissait la maison du bonheur,
la
plus grande pièce serait la salle d'attente."


La plupart du temps ; c'est un sentiment imperceptible, nous ressentons essentiellement ces fluctuations. Entre ces périodes, il y a une période de stabilité, d'attente. L'inanité de cette dernière s'explique par l'irrationalité, l'extravagance, de l'homme. Nos vies rencontrent de nombreuses embûches, le danger est de se cloisonner à double tour dans une pièce. Contre cela, il ne faut pas dénigrer l'existence d'une ou plusieurs autres pièces qui alimentent nos c½urs et nos âmes.
Ces pi
èces chaleureuses sont à vivre à leur juste valeur, si ce n'est plus, pour pouvoir faire face aux échos de nos respirations se répercutant dans le temps et l'espace de notre lieu clos.



"Pour justifier la vie,
il suffit de quelq
ues instants radieux d'un éclair de bonheur."


Métro, boulot, dodo. L'uniformité n'est pas un mal en soi mais son application à des fins collectifs et anti-personnelles mène à un abêtissement, à une absence de l'âme. Elle est esseulée, entravée par des agissements qui l'empêche de s'exprimer, de s'épanouir.
Face à ces ténèbres, sa pén
ombre est facilement constatable.
D'où sa revivi
scence lors d'un passage d'un bonheur que nous n'avons qu'à saisir, qu'à cueillir. Cette métempsycose, ce corps inanimé qui recueille une âme nouvelle, peuple chacun de nos battements dans la poitrine, nous fait ressentir et voir ce qui ne l'était pas jusqu'alors du fait de la cécité dû à un épais brouillard. Cette palingénésie, renaissance, est une seconde chance qui nous revient lorsque nous disposons ne serait ce qu'un soupçon de volonté, un regain de nos vies entraîné par le bonheur d'une rencontre ou d'une âme connue auxquelles on s'associe, se resserre étroitement.
Le c
iel est clair, parsemée d'une pléiade d'étoiles à la portée de tous ; il ne suffit que de [re]lever la tête et d'apercevoir la lumière du bonheur.



"Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie."

# Posté le samedi 24 octobre 2009 02:49

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 13:58

Nous mourrons, quand il n'y a plus personne pour qui nous voulons vivre.

   Nous mourrons, quand il n'y a plus personne pour qui nous voulons vivre.





Le suicide, mais c'est la force de ceux qui n'en n'ont plus, c'est l'espoir de ceux qui ne croient plus, c'est le sublime courage des vaincus.



[ Guy de Maupassant ]



# Posté le jeudi 20 août 2009 07:37

Tu n'en sortiras jamais : tu étais grande en bonté et forte malgré toutes tes rities maryse, décédée le 07 août 2009 à 4h.

 Tu n'en sortiras jamais : tu étais grande en bonté et forte malgré toutes tes péripéties maryse, décédée le 07 août 2009 à 4h.




« Vous me considérez comme un assassin, quand je suis l'un des rarissimes êtres humains à n'avoir tué personne. Regardez autour de vous et regardez-vous vous-même : le monde grouille d'assassins, c'est-à-dire de personnes qui se permettent d'oublier ceux qu'ils ont prétendu aimer. Oublier quelqu'un : avez-vous songé à ce que cela signifiait ? L'oubli est un gigantesque océan sur lequel navigue un seul navire, qui est la mémoire. Pour l'immense majorité des hommes, ce navire se réduit à un rafiot misérable qui prend l'eau à la moindre occasion, et dont le capitaine, personnage sans scrupules, ne songe qu'à faire des économies. Savez-vous en quoi consiste ce mot ignoble ? A sacrifier quotidiennement, parmi les membres de l'équipage, ceux qui sont jugés superflus ? Les salauds, les ennuyeux, les crétins ? Pas du tout : ceux qu'on jette par-dessus bord, ce sont les inutiles – ceux dont on s'est déjà servi. Ceux-là nous ont donné le meilleur d'eux-mêmes, alors, que pourraient-ils encore nous apporter ? Allons, pas de pitié, faisons le ménage, et hop ! On les expédie par-dessus le bastingage, et l'océan les engloutit, implacable. [ ... ] Je n'ai jamais souscrit à cette affreuse tuerie, et c'est au nom de cette innocence que vous m'accusez aujourd'hui, conformément à ce que les humains appellent justice et qui est une sorte de mode d'emploi de la délation. »


[ L'hygiène de l'assassin. ]





# Posté le vendredi 07 août 2009 11:54

Baudelaire est mort ; courte vie à Lambda XXIème !



Personne sur la route ; juste quelques ombres au loin.



  Baudelaire   est mort ; courte vie à Lambda XXIème !

# Posté le mardi 26 mai 2009 16:37